Qu’est ce que la Mathesis universalis ?

Posted août 28, 2008 by mathesisuniversalis
Categories: Mathesis universalis

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Ce blog n’a pas pour but les exercices d’érudition, et donc ce ne sera pas non plus le cas de cet article. Il serait pourtant facile, ou plutôt difficile (au sens de “réclamant pas mal de labeur”) de multiplier ici les savants commentaires à propos de cette “chose”, qui apparait au 17 ème siècle chez Descartes (dans les Regulae, ainsi qu’en filigrane dans les trois “songes” de la nuit du 10 au 11 Novembre 1618) , mais qu’il n’ pas inventée (on en trouve trace avant lui, lire par exemple à ce sujet le début du livre “Cet esprit de profondeur” consacré à Wolff par Paccioni aux éditions Vrin, ou bien ce site : http://www.formalontology.it/mathesis-universalis.htm ).

Depuis que je m’intéresse à ce sujet, avec une sorte de fascination pour ce qu’il faut bien appeler la trace, le reliquat, en nos consciences modernes, des projets de Pansophie ou Savoir absolu du Moyen Age latin ou arabe, j’ai multiplié les blogs portant ce nom :

http://mathesis.overblog.com

http://mathesis.blogg.org

http://mathesisuniversalis.blogg.org

http://principiatoposophica.blogg.org

sans parvenir à mieux “cerner” les contours de cette “contrée inconnue”… si bien que dépité par ces échecs retentissants je ne change de thème et ne crée un nouveau blog, de même inspiration philosophique “brunschvicgienne” que les précédents mais avec un nom différent, espérant que l’obsession me serait ôtée :

http://conversionspirituelle.wordpress.com

mais n’est il pas naïf d’espérer sortir d’une impasse existentielle , épistémologique ou “philosophique” en jouant sur les mots ?

Aussi décidé-je de repartir à neuf sur ce blog, nommé derechef “Mathesis universalis”, à partir de ce que j’ai compris, quand même, suite à mes réflexions, c’est à dire pas grand chose !

¨pour tout dire…voici :

il est impossible de “cerner les contours” de la Mathesis universalis, en vue de la définir, de dire “ce que c’est”, parce qu’il s’agit de l’Infini ! ni plus ni moins ! on n’en fait pas le tour , comme parait il certains philosophes affectionnent le “tour du propriétaire dans les jardins du passé”.

Hegel définissait le Temps comme le “Concept existant empiriquement” (“Daseiende Begriff”). D’après Kojève  le “Concept” hégélien est l’unitotalité intégrée des notions précises et non contradictoires formées par l’intellect humain.

Mais je ne me fie ni à Hegel ni à Kojève pour ma recherche, ma vie  philosophique personnelle : c’est Léon Brunschvicg qui m’inspire, et à travers lui Descartes, Spinoza, Malebranche, Kant et Fichte.

Je paraphraserai donc Hegel pour dire une chose entièrement différente mais que je crois vraie, au titre d’une définition-projet dont parlait  Kojève, “définition-projet” que ce blog aura pour travail de “développer entièrement” (ce qui est impossible, s’il s’agit de l’Infini, et il s’agit de l’Infini, sinon “vaine est notre foi”  !!):

“Le Temps est la Mathesis universalis existant empiriquement”

(à suivre)

physique et information

Posted août 22, 2008 by mathesisuniversalis
Categories: Information geometry and physics

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Ce blog  intitulé “Mathesis universalis”  prend la suite de plusieurs autres portant le même nom, et visant à la clarification de ce concept fascinant, apparu au début du 17 ème siècle et héritier en quelque sorte des divers projets de “pansophie” et de “clavis universalis” chez Lulle par exemple, ou bien d’autres, au Moyen age latin et arabe. Puis Descartes s’empare de cet “objet”, dans les Règles pour la direction de l’esprit, ainsi qu’à sa suite Leibniz et Wolff.
Aujourd’hui ces tentatives sont tombées dans l’oubli, ou jugées naïves et témoignant d’un stade infantile de la science. Mais s’agit il bien de science, ou plutôt de philosophie ? et que penser du gouffre qui s’est creusé peu à peu, à partir de la fin du 17 ème siècle, entre philosophie et sciences ? entre philosophie et mathématiques ?
Il s’agissait donc de clarifier cette “chose”; y est on arrivé ? force est de constater que non. Echec sur toute la ligne… et pourtant nous continuons ici à nous occuper de “Mathesis universalis” ! quelle obstination !
En fait, comme il a déjà été indiqué, nous nous inspirons ici de la pensée de Léon Brunschvicg, selon laquelle l’apparition de la physique mathématique au 17 ème siècle, chez Galilée, Descartes, Leibniz et Newton, traduit un changement d’axe de la vie religieuse : l’humanité franchit un seuil, passant de l’âge infantile des conceptions aristotéliciennes et de la physique qualitative qui y correspond, à l’âge adulte de la physique mathématique cartésienne, et, s’agissant de religion, des religions aux “dieux à nom propre” à LA religion (universelle, au moins potentiellement) du Dieu des philosophes et des savants.
Seulement, quatre siècles après Descartes et 60 ans après la mort de Brunschvicg, le panorama est un peu brouillé : les religions “aux dieux que l’on prie”, propres à homo credulus et homo faber, refusent de céder la place à la religion entièrement spirituelle du Dieu des philosophes, propre à homo sapiens, comme on l’a vu avec certitude un certain 11 Septembre 2001.
Ceci ne doit pas nous arrêter, mais nous conforter dans notre conviction que le but de la science (et de la philosophie, dont elle est issue) n’est pas le développement économique, militaire, technique, ni le bonheur matériel, mais le progrès de la conscience de l’humanité dans la recherche du Vrai et du Bien

Philosophie, science, religion

Posted juillet 3, 2008 by mathesisuniversalis
Categories: Philosophie

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Ce blog, qui se situe dans la lignée des précédents blogs “Mathesis universalis”, s’inspire principalement de la philosophie de Léon Brunschvicg (1869-1944), et à travers lui des grands philosophes-savants du 17 ème siècle : Descartes, Spinoza, Malebranche, Leibniz.

Il s’agit de rechercher , selon l’acception du Traité de la réforme de l’netendement de Spinoza, le “vrai bien”, c’est à dire selon nous la conversion spirituelle telle que nous la propose la philosophie de Brunschvicg.

Ou, en d’autres termes, l’union à Dieu, procurant une joie continue et souveraine :  non pas au Dieu des religions abrahamiques, mais au Dieu des philosophes et des Savants, Raison universelle des esprits selon Malebranche (nonobstant le fait qu’il était chrétien).

On sait que l’approche de Brunschvicg est modeste, réalisant la véritable “pauvreté en esprit” que proclamait l’Evangile : la philosophie doit suivre le progrès de la science (c’est à dire, selon nous, surtout la physique mathématique), sans la devancer dans une “gnose ésotérique”, qui ne peut être que charlatanerie ou retour aux vieilles superstitions, mais aussi sans prendre (trop) de retard sur elle; or à partir du 18ème siècle, les philosophes ont perdu le contact avec la science car ils ont été incapables de suivre le progrès prodigieux de celle ci… et l’on mesure aujourd’hui les conséquences désastreuses de cet état de fait.