Qu’est ce que la Mathesis universalis ?
Ce blog n’a pas pour but les exercices d’érudition, et donc ce ne sera pas non plus le cas de cet article. Il serait pourtant facile, ou plutôt difficile (au sens de “réclamant pas mal de labeur”) de multiplier ici les savants commentaires à propos de cette “chose”, qui apparait au 17 ème siècle chez Descartes (dans les Regulae, ainsi qu’en filigrane dans les trois “songes” de la nuit du 10 au 11 Novembre 1618) , mais qu’il n’ pas inventée (on en trouve trace avant lui, lire par exemple à ce sujet le début du livre “Cet esprit de profondeur” consacré à Wolff par Paccioni aux éditions Vrin, ou bien ce site : http://www.formalontology.it/mathesis-universalis.htm ).
Depuis que je m’intéresse à ce sujet, avec une sorte de fascination pour ce qu’il faut bien appeler la trace, le reliquat, en nos consciences modernes, des projets de Pansophie ou Savoir absolu du Moyen Age latin ou arabe, j’ai multiplié les blogs portant ce nom :
http://mathesisuniversalis.blogg.org
http://principiatoposophica.blogg.org
sans parvenir à mieux “cerner” les contours de cette “contrée inconnue”… si bien que dépité par ces échecs retentissants je ne change de thème et ne crée un nouveau blog, de même inspiration philosophique “brunschvicgienne” que les précédents mais avec un nom différent, espérant que l’obsession me serait ôtée :
http://conversionspirituelle.wordpress.com
mais n’est il pas naïf d’espérer sortir d’une impasse existentielle , épistémologique ou “philosophique” en jouant sur les mots ?
Aussi décidé-je de repartir à neuf sur ce blog, nommé derechef “Mathesis universalis”, à partir de ce que j’ai compris, quand même, suite à mes réflexions, c’est à dire pas grand chose !
¨pour tout dire…voici :
il est impossible de “cerner les contours” de la Mathesis universalis, en vue de la définir, de dire “ce que c’est”, parce qu’il s’agit de l’Infini ! ni plus ni moins ! on n’en fait pas le tour , comme parait il certains philosophes affectionnent le “tour du propriétaire dans les jardins du passé”.
Hegel définissait le Temps comme le “Concept existant empiriquement” (“Daseiende Begriff”). D’après Kojève le “Concept” hégélien est l’unitotalité intégrée des notions précises et non contradictoires formées par l’intellect humain.
Mais je ne me fie ni à Hegel ni à Kojève pour ma recherche, ma vie philosophique personnelle : c’est Léon Brunschvicg qui m’inspire, et à travers lui Descartes, Spinoza, Malebranche, Kant et Fichte.
Je paraphraserai donc Hegel pour dire une chose entièrement différente mais que je crois vraie, au titre d’une définition-projet dont parlait Kojève, “définition-projet” que ce blog aura pour travail de “développer entièrement” (ce qui est impossible, s’il s’agit de l’Infini, et il s’agit de l’Infini, sinon “vaine est notre foi” !!):
“Le Temps est la Mathesis universalis existant empiriquement”
(à suivre)
Tags: Brunschvicg, Descartes, Mathesis universalis
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