Archives quotidiennes :

Rilke : une rose seule c’est toutes les roses…et celle ci

HENOSOPHIA τοποσοφια μαθεσις υνι√ερσαλις οντοποσοφια

J’avais utilisé ces vers pour l’en tête de ce blog, créé il y a longtemps…

http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/rainer_maria_rilke/une_rose_seule_c_est_toutes_les_roses.html

« Une rose seule, c’est toutes les roses
et celle-ci : l’irremplaçable,
le parfait, le souple vocable
encadré par le texte des choses.

Comment jamais dire sans elle
ce que furent nos espérances,
et les tendres intermittences
dans la partance continuelle.

Cela fait étrangement à l’universel concret décrit par David Ellerman comme une exemple parfait, une essence, voir l’article précédent:

https://meditationesdeprimaphilosophia.wordpress.com/2015/08/18/david-ellerman-concrete-universals-in-category-theory/

« Toutes les roses »: cela évoque l’ensemble indéfini de toutes les roses…
« Et celle ci » : qui est « l’irremplaçable, le parfait, le souple vocable »
Autant dire l’Essence, l’Idée de la Rose, or une rose seule est déjà une Idée.
La poésie ne parle JAMAIS des choses, qui sont le texte qui « encadre le Parfait, le souple vocable », texte en prose bien sûr , (p)rose de Rose.
La poésie est ce MIRACLE qui donne accès…

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Ezra Pound : ce que tu aimes vraiment demeure

http://www.marcelinpleynet.fr/index.php/textes/ezra-pound/

« Ce que tu aimes vraiment demeure,
le reste n’est que cendre
Ce que tu aimes vraiment ne te sera pas arraché
Ce que tu aimes vraiment est ton seul héritage
À qui le monde, à moi, à eux
ou à personne ?
D’abord tu as vu, puis tu as touché
Le Paradis, même dans les corridors de l’Enfer,
Ce que tu aimes vraiment est ton seul héritage,
Ce que tu aimes véritablement ne te sera pas volé.
»

Ces vers bouleversants tirés des Cantos ne peuvent que nous émouvoir jusqu’au fond de l’âme, surtout quand on connaît les malheurs innombrables auxquels Ezra Pound a dû faire face. Ils nous aident à faire façe nous aussi car ce qui est dit ici n’est pas de l’ordre du « wishful thinking » : c’est la vérité.
Ce qui demeure, ce sont les Idées éternelles, qui sont plus fondamentales que les vérités éternelles, qui peuvent être comprises comme des rapports entre les Idées.
« Tout le reste qui n’est que cendre » ce sont les êtres et les objets du monde « naturel », qui sont peu à peu ensevelis sous l’oubli, la poussière du temps. Mais cette poussière ne touche pas le monde des Idées, qui si l’on y accède révèle l’éternelle beauté du tableau.
Il faut élaborer une physique de ce monde des Idées, qui sera évidemment profondément différente de la physique du monde: toutes les Idées sont UNE, entrelacées, imbriquées les une dans les autres.
Il ne faut aimer véritablement que les Idées : alors « ce que tu aimes vraiment ne te sera pas arraché », car c’est ton héritage comme celui de tout humain, et plus on le partage plus il s’accroît.

David Ellerman : concrete universals in category theory

HENOSOPHIA τοποσοφια μαθεσις υνι√ερσαλις οντοποσοφια

Le lien est ici:

http://www.ellerman.org/Davids-Stuff/Maths/Conc-Univ.pdf

J’avais déjà commenté ce travail dans une page distinguant deux universalismes: abstrait ensembliste et concret catégorique:

https://mathesisuniversalis.wordpress.com/universalisme-abstrait-de-la-theorie-des-ensembles-vs-universalisme-concret-de-la-theorie-des-categories/

Revenons y pour tenter de mieux comprendre la notion mathématique de propriété universelle dont nous avons vu combien elle est obscurcie des qu’elle quitte le terrain des pures définitions pour celui de la philosophie.

Un universel concret est un « objet » qui exemplifie une propriété de manière parfaite

Il s’ensuit une relation de participation : un autre objet qui a la propriété en question participe à cet universel concret, et réciproquement s’il participe à l’universel il a la propriété.
Ellerman donne un exemple particulièrement éclairant, mais remarquons que nous sommes obligés pour trouver de tels exemples (toute construction universelle est un tel exemple) de nous adresser à la mathématique.
Car supposons que nous voulions trouver un exemple concret et parfait (un universel concret) de la propriété « être blanc », de…

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