Archives quotidiennes :

Le silence qui parle : un homme qui dort

Fin du film (voix off de Ludmila Mikael)

« Le temps, qui veille à tout, a donné la solution malgré toi. Le temps qui connaît la réponse a continué de couler. C’est un jour comme celui-ci, un peu plus tard, un peu plus tôt, que tout recommence, que tout commence, que tout continue. Cesse de parler comme un homme qui rêve. Regarde ! Regarde-les. Ils sont là des milliers et des milliers, sentinelles silencieuses, Terriens immobiles, plantés le long des quais, des berges, le long des trottoirs noyés de pluie de la Place Clichy, en pleine rêverie océanique, attendant les embruns, le déferlement des marées, l’appel rauque des oiseaux de mer. Non. Tu n’es plus le maître anonyme du monde, celui sur qui l’histoire n’avait pas de prise, celui qui ne sentait pas la pluie tomber, qui ne voyait pas la nuit venir. Tu n’es plus l’inaccessible, le limpide, le transparent. Tu as peur, tu attends. Tu attends, Place Clichy, que la pluie cesse de tomber.« 
K
http://lesilencequiparle.unblog.fr/2009/02/28/un-homme-qui-dort-georges-perec/

http://encrier87.fr/textes/index.php?post/Rencontre-avec-Georges-Perec-%3A-Un-homme-qui-dort-%28-fin%29-836

https://www.goodreads.com/quotes/444544-non-tu-n-es-plus-le-ma-tre-anonyme-du-monde-celui

Perec, un homme qui rêve

Les étincelles des mots

Tu n’as rien appris, sinon que la solitude n’apprend rien, que l’indifférence n’apprend rien: c’était un leurre, une illusion fascinante et piégée. Tu étais seul et voilà tout et tu voulais te protéger: qu’entre le monde et toi les ponts soient à jamais coupés. Mais tu es si peu de chose et le monde est un si grand mot: tu n’as jamais fait qu’errer dans une grande ville, que longer sur quelques kilomètres des façades, des devantures, des parcs et des quais.

(Un homme qui dort)

Georges Perec, née le 7 mars 1936 à Paris, meurt le 3 mars 1986 à 45 ans à cause de son vice incorrigible: le tabagisme, on lui avait diagnostiqué un cancer aux poumons attrapé car il fumait Gitan sans philtre. Perec est célèbre pour avoir été membre de l’OuLiPo (acronyme pou Ouvroir de littérature potentielle): il s’agissait d’un groupe de mathématiciens et…

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Simone Weil et la mathesis

Autrement qu'être Mathesis uni∜ersalis Problema Universale Heidegger/Husserl être/conscience : plan vital-ontologique vs plan spirituel d'immanence CLAVIS UNIVERSALIS HENOSOPHIA PANSOPHIA ενοσοφια μαθεσις

Il existe une remarquable note de Laurent Lafforgue, le célèbre mathématicien dont Finkielkraut parle avec admiration, sur Simone Weil ( qui était la sœur d’André Weil ):

https://www.laurentlafforgue.org/textes/SimoneWeilMathematique.pdf

texte sur lequel j’avais fait deux articles :

https://mathesisuniversalis.wordpress.com/2015/06/03/simone-weil-et-la-mathematique/

https://mathesismessianisme.wordpress.com/2015/06/16/simone-weil-et-la-mathematique-suite-la-sphere-et-la-croix/

Voir aussi cet article de blog :

http://porte-cierge.blogspot.fr/2012/11/lafforgue-et-simone-weil.html

« Autour d’une question cadre sur l’utilité ou la nocivité des sciences qui ne parlent pas directement de Dieu, Laurent Lafforgue s’aide des réflexions de Simone Weil pour approfondir le lien entre mathématique et vérité. »

Je montre ici que la mathématique ne parle que de Dieu, c’est à dire l’Idée de l’Un, c’est à dire (∞,1)Cat, ∞-catégorie des ∞-catégories :

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2017/04/16/scienceinternelle-19-recherches-sur-lidee-de-dieu-qui-est-dieu-∞-categorie-des-∞-categories/

La mathématique est la science transcendantale , condition de possibilité des sciences comme de la science des Idées, la Science internelle

On peut aussi trouver rassemblés tous les textes de Simone Weil sur la science:

http://classiques.uqac.ca/classiques/weil_simone/sur_la_science/sur_la_science.html

On sait la prévention de Simone Weil pour…

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