Archives du mot-clé Husserl

Daniel Massé : l’énigme de Jésus Christ

Les deux premiers tomes sont ici:

http://www.mediterranee-antique.fr/Auteurs/Fichiers/MNO/Masse/M_000.htm

Le tome 3, sur l’Apocalypse qui serait selon Massé le seul livre authentique de la main même de Jésus, est ici:

L’énigme de Jésus Christ volume 3

La critique de ces thèses est ici:

Les thèses de Daniel Massé

Qui croire ? comment être certain ?
Il y a en gros quatre sorte de positions sur Jésus :

– Jésus mythique, n’ayant pas eu d’existence réelle

– Jésus zélote, en guerre contre Rome et les juifs « collabos » (Daniel Massé s’inscrit dans ce cadre)

– les positions prouvant l’Eglise

-les positions comme celles de penseurs aussi différents que José Dupré, Simone Weil ou Léon Brunschvicg, hostiles au christianisme de l’Eglise mais reconnaissant une valeur spirituelle réelle au christianisme primitif ou à l’homme Jésus.

Quant à moi il me semble que c’est Brunschvicg qui a dit les choses les plus définitives, mais il me semble aussi illusoire d’espérer parvenir à une certitude totale et un diagnostic clair sur le christianisme comme religion.
Je propose donc de remplacer Jésus comme « cassure en deux de l’Histoire humaine », par Descartes:

https://meditationesdeprimaphilosophia.wordpress.com/2012/03/06/la-ligne-de-partage-des-temps/

Entendons nous : Descartes n’est pas un Messie, il n’est qu’un homme qui fut un grand philosophe, mais qui a fait comme les autres beaucoup d’erreurs.

Mais sans Descartes pas de Malebranche ni de Spinoza, il fonde la philosophie véritable qui est la « lignée rationaliste » de Badiou et l’idéalisme mathématisant de Brunschvicg qui est aussi le platonisme « vérité de la philosophie », et il est suivi aussi par Husserl pour son admirable « auto responsabilité philosophique ».

Et nous connaissons à peu près sa vie, nous avons ses œuvres dans d’admirables éditions critiques.

Bien sûr il faut s’employer à faire la lumière sur le christianisme, ses origines, ne fût ce que pour comprendre comment nous en sommes arrivés là où nous en sommes.

Mais notre temps de vie est limité…

A mon sens le « principe de précaution » impose de remplacer le christianisme et l’homme Jésus par le cartésianisme qui conduit à l’idéalisme mathématisant, dernière étape de la philosophie avant l’effondrement d’aujourd’hui, qui peut être reprise dans ce que nous appelons ici Mathesis universalis (notion cartésienne) comme « platonisme en mouvement ».

Publicités

Husserl, Cantor, Hilbert : la grande crise des fondements

http://arxiv.org/abs/1311.1524

Three thinkers of the 19th century revolutionized the science of logic, mathematics, and philosophy. Edmund Husserl (1859-1938), mathematician and a disciple of Karl Weierstrass, made an immense contribution to the theory of human thought. The paper offers a complex analysis of Husserl’s mathematical writings covering calculus of variations, differential geometry, and theory of numbers which laid the ground for his later phenomenological breakthrough. Georg Cantor (1845-1818), the creator of set theory, was a mathematician who changed the mathematical thinking per se. By analyzing the philosophy of set theory this paper shows how was it possible (by introducing into mathematics what philosophers call ‘the subject’). Set theory happened to be the most radical answer to the crisis of foundations. David Hilbert (1862-1943), facing the same foundational crisis, came up with his axiomatic method, indeed a minimalist program whose roots can be traced back to Descartes and Cauchy. Bringing together these three key authors, the paper is the first attempt to analyze how the united efforts of philosophy and mathematics helped to dissolve the epistemological crisis of the 19th century.
Keywords: Set theory, number, axiomatization, geometry, function, infinity.