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Retour à (ou détour par) la triade des éléments primitifs de Wronski

Dans cet article déjà assez ancien :

https://balzacwronskimessianisme.wordpress.com/2012/04/26/la-loi-de-creation-de-wronski-et-la-theorie-des-topoi/

j’avais fait correspondre aux trois éléments primitifs du philosophe-mathématicien Hoené Wronski : élément être EE, élément savoir ES et élément neutre EN, qui se trouvent en tout système de réalités (voir lien ci dessus)une situation très générale en mathématiques, à savoir deux catégories EE et ES, jouant respectivement le rôle de l’élément être et de l’élément savoir, reliées par un foncteur jouant le rôle de l’élément neutre EN.
Lorsque la « loi de création » de Wronski est prise dans un sens absolu, métaphysique, l’élément neutre est dit : « identité primitive de l’être et du savoir ».
Cependant comme nous l’avons déjà expliqué nous faisons le choix de remplacer les « logoi » de la vieille métaphysique par les mathemata, choix que n’aurait pas désavoué le mathématicien Wronski, et choix qu’il a fait lui même puisqu’il prend comme premier système de réalités le domaine des mathématiques, et étend ensuite sa loi à tous les autres domaines de recherches.
Cependant Wronski se situe à la charnière d’une évolution survenant chez et par son contemporain Galois : l’évolution des éléments simples aux structures, notamment celle des groupes. Wronski manque le train galoisien et en reste aux éléments.
Nous nous situons quant à nous après la seconde évolution, survenue en 1945, qui passe des structures aux catégories.
Les notions (logoi) métaphysiques de Wronski sont donc remplacées par des notions mathématiques appartenant à la théorie des catégories : dans notre petit schéma, EE l’être, ou élément être, sera la catégorie des ensembles, puisque nous avons vu que l’on peut suivre Badiou en considérant que la théorie Des ensembles (pour nous la catégorie des ensembles) correspond (est, selon Badiou) l’ontologie, théorie de l’être en tant qu’être. Nous désignerons par E cette catégorie des ensembles, qui est un topos.
S le savoir sera pour nous une catégorie, généralement un topos, avec « plus de structure », c’est à dire plus de complexité et d’unification, que E qui correspond comme nous l’avons déjà expliqué à l’ignorance naturelle, au savoir minimal : ce sont les relations qui désignent le savoir, qui consiste à relier plusieurs événements, or un ensemble est une catégorie sans flèches (sans relations).
Le foncteur reliant E et S jours le rôle de l’élément neutre, c’est à dire de l’UN en métaphysique : aussi le notons nous U.

Notre situation de départ est donc un foncteur ;

U : E ———–> S

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Daniel Massé : l’énigme de Jésus Christ

Les deux premiers tomes sont ici:

http://www.mediterranee-antique.fr/Auteurs/Fichiers/MNO/Masse/M_000.htm

Le tome 3, sur l’Apocalypse qui serait selon Massé le seul livre authentique de la main même de Jésus, est ici:

L’énigme de Jésus Christ volume 3

La critique de ces thèses est ici:

Les thèses de Daniel Massé

Qui croire ? comment être certain ?
Il y a en gros quatre sorte de positions sur Jésus :

– Jésus mythique, n’ayant pas eu d’existence réelle

– Jésus zélote, en guerre contre Rome et les juifs « collabos » (Daniel Massé s’inscrit dans ce cadre)

– les positions prouvant l’Eglise

-les positions comme celles de penseurs aussi différents que José Dupré, Simone Weil ou Léon Brunschvicg, hostiles au christianisme de l’Eglise mais reconnaissant une valeur spirituelle réelle au christianisme primitif ou à l’homme Jésus.

Quant à moi il me semble que c’est Brunschvicg qui a dit les choses les plus définitives, mais il me semble aussi illusoire d’espérer parvenir à une certitude totale et un diagnostic clair sur le christianisme comme religion.
Je propose donc de remplacer Jésus comme « cassure en deux de l’Histoire humaine », par Descartes:

https://meditationesdeprimaphilosophia.wordpress.com/2012/03/06/la-ligne-de-partage-des-temps/

Entendons nous : Descartes n’est pas un Messie, il n’est qu’un homme qui fut un grand philosophe, mais qui a fait comme les autres beaucoup d’erreurs.

Mais sans Descartes pas de Malebranche ni de Spinoza, il fonde la philosophie véritable qui est la « lignée rationaliste » de Badiou et l’idéalisme mathématisant de Brunschvicg qui est aussi le platonisme « vérité de la philosophie », et il est suivi aussi par Husserl pour son admirable « auto responsabilité philosophique ».

Et nous connaissons à peu près sa vie, nous avons ses œuvres dans d’admirables éditions critiques.

Bien sûr il faut s’employer à faire la lumière sur le christianisme, ses origines, ne fût ce que pour comprendre comment nous en sommes arrivés là où nous en sommes.

Mais notre temps de vie est limité…

A mon sens le « principe de précaution » impose de remplacer le christianisme et l’homme Jésus par le cartésianisme qui conduit à l’idéalisme mathématisant, dernière étape de la philosophie avant l’effondrement d’aujourd’hui, qui peut être reprise dans ce que nous appelons ici Mathesis universalis (notion cartésienne) comme « platonisme en mouvement ».